Image Édito Deuxième Confinement

Manifeste

Postap Magazine est un magazine qui s’intéresse aux humains et aux machines, à la création et à la réflexion, à notre planète et à l’espace, au plus bizarre comme à la merveilleuse banalité du quotidien – bref : tout ce qui émerge de ce monde indésirable dont nous avons hérité.

Postap Magazine est né d’une conviction : parler d’aujourd’hui comme d’une époque de transition ou de mutation, c’est mal voir ce qui vit et se construit sous nos yeux. Quelque chose d’ancien est mort, et bien mort. Quelque chose de neuf est né.

Postap Magazine regarde ce nouveau monde. Ses équilibres écologiques, géopolitiques, artistiques, sociaux. Ses inventions.

Postap Magazine voudrait comprendre comment, s’adaptant, nos cerveaux, nos personnalités, nos façons de voir le monde, notre définition même de l’humain, évoluent. Comment nous percevrons-nous demain et comment demain percevrons-nous ce que nous sommes, ce que nous fûmes ?

Postap Magazine traque les pensées les plus riches, les œuvres les plus ancrées à l’instant, et quelques traces du vieux monde, pour ici le concentrer et, peut-être, le préserver. Au moins le rassembler.

Qu’est-ce qui a changé ? Oh, bien peu de choses : seulement nos rapports au temps, à la connaissance, à la réalité, au progrès, à l’avenir, au passé, au présent, à la famille, à la technique, à la politique, à l’espoir, au désespoir. Même si nos cadres de vie ne sont peut-être pas si différents de ce qu’ils ont toujours été (guerres, famines, colères, jalousies, égoïsmes, joies, amour), l’humain lui-même au milieu de ces cahots et accrocs n’est plus son semblable. Comme le diagnostique le philosophe Bruce Bégout, « Notre époque scénarise la violence, en même temps qu’elle scénarise le mignon ».

Postap Magazine, c’est donc le magazine du monde d’après. Après l’apothéose, après l’apocalypse, après l’apathie surtout, après les applis, après l’apprentissage, après l’apaisement, après l’apeurement ; mais aussi après l’apéro (celui de 11 heures est le meilleur moment pour apprécier notre travail), après Apollon, après les apparences, après les appartenances… Après l’après.

Que voulez-vous lire ? Quelles questions vous posez-vous sur aujourd’hui, sur demain ? Que voulez-vous savoir ? Où devons-nous aller, dégainer nos stylos, poser nos micros, sortir nos caméras ? Nous avons des idées, des envies, des projets, mais nous avons besoin de nous pour le savoir. Écrivez-nous (par ici), interpellez-nous sur Facebook, Twitter ou Instagram, dites-nous ce que vous pensez, ce qui vous intrigue, ce qui vous inquiète ou vous rend optimiste. On vous lira et on cherchera, croyez-nous !

Bref, aidez-nous, pour citer le poète, à plonger « au fond de l’inconnu trouver du nouveau ! »