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Et voilà : après trois ans d’existence, PostAp vous propose une nouvelle version, toute neuve et (on espère que vous serez d’accord avec nous) toute belle.

Au bout de trois ans, c’est forcément bien de changer. Mais aussi, hélas, depuis notre lancement en novembre 2017, le temps semble nous pousser à avancer. Implacablement. Si, à l’origine, l’évocation d’un magazine post-apocalyptique ici et maintenant suscitait plus de perplexité que d’enthousiasme, désormais on nous en demande plus : plus d’articles, plus de réponses, pour accompagner les temps étranges et oppressants qui, jour après jour, pèsent sur nous comme un couvercle.

Cette nouvelle forme, à l’apparence plus journalistique et moins magazine, mais dont le fond demeure hybride, nous semble idéale pour continuer à raconter le monde tel qu’il se fait et se défait chaque jour, mais aussi pour en dessiner l’avenir, pour imaginer comment l’on pourrait tout reconstruire sans refaire les mêmes erreurs.

Pour cela, ré-interrogeons tout. Car tout est à bas. C’est cela que “PostAp” veut dire : tout est déjà à terre. Plus rien ne tient, plus rien ne fonctionne, aucun de nos vieux réflexes philosophiques, moraux, humains, en Occident du moins, n’opèrent pour nous aider à bâtir le futur, à survivre le présent, à faire tenir ensemble une société.

On ne va pas se mentir : pour nous aussi, les temps sont durs. Durs sur le moral, durs sur notre économie. D’ailleurs, hem, si vous voulez nous aider (et désormais suivre nos aventures par le biais d’un making of réservé à nos donateurs), c’est le moment ou jamais de nous soutenir, par le biais d’un don sur notre page Tipeee.

Qu’est-ce qu’on disait, déjà ? Ah, oui : les temps sont durs et c’est pourquoi plein de détails vont encore bouger dans les jours qui viennent. C’est pourquoi surtout les nouveaux formats que nous avons en tête, et notre infinité de projets, ne sont pas inaugurés tous d’un coup en même temps que cette V2, mais seront déployés à leur rythme tout au long de l’année qui vient (et des suivantes puisqu’il faut bien sûr ne jamais cesser de bouger, comme nous l’a appris Alain Damasio). Petite équipe + petite économie = changements incrémentaux.

Les temps sont durs mais rappelons-le : non, nous n’affirmons pas que l’apocalypse, la vraie, l’effondrement total de tout, la mutation du monde vers un enfer à la Mad Max, nous attend. C’est possible, mais nullement certain, mais possible. Mais non, pas plus que vous, on préfère vous prévenir, nous ne savons où ça va. C’est pourquoi, au passage, la ligne éditoriale de PostAp reste, elle, la même : faire un magazine qui puisse être lu aussi bien avant que pendant et après l’apocalypse (comme ça notre avenir est assuré quoi qu’il arrive, c’est malin hein ?).

Mais justement. À mes yeux, les jours sans lendemains, c’est quelque chose qui n’a pas de prix. Je n’ai jamais vraiment aimé, même si je la regrette aujourd’hui parfois, cette période qui m’a vu grandir, les années 1990-2000 où le futur semblait arrêté, décidé, déjà écrit (et pas joli-joli). Bien sûr, l’humain a besoin de repères, de routines, de se projeter et d’espérer. Et ça manque bien. Mais enfin, l’ouverture totale de tous les horizons a aussi son charme. Du moins, il faut bien apprendre à l’aimer, parce que ça au moins, c’est parti pour encore durer (voilà tout ce que l’on prétend savoir de l’avenir… voilà aussi ce que révèlent les jours : malgré les apparences, il en a toujours été ainsi).

Que trouverez-vous donc, sur PostAp dans ses nouveaux habits ? Toujours des informations passées inaperçues ailleurs, toujours de longs, parfois très longs articles et toujours des interviews qui raccrochent le cœur. Des livres. Les nôtres et ceux des autres. Des formats qui apparaissent, disparaissent ou se pérennisent, selon nos envies, nos forces et nos curiosités. Des rubriques immortelles, et d’autres provisoires : un journal mouvant, vivant, d’autant plus mouvant et vivant que le réel s’assèche et s’endort.

Nos buts : ne pas perdre l’esprit dans un monde sans raison. Dans nos capacités, aider chacune et chacun à conserver le sien. Et à le conserver dansant.

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