La revue de presse confinée.

Beau temps pour les moules

En ces temps de confinement, la moule est un peu notre animal totem. Et justement, ces petites bêtes montrent qu’il ne faut pas perdre tout espoir. Ainsi, Mytilus cf. Platensis, originaire de Patagonie, est la première espèce de moules à migrer jusqu’en Antarctique, nous apprend Nature, via Techno-science.net.

© Nature

Les répercussions de la présence de cette espèce de moule sur les écosystèmes marins d’Antarctique sont imprévisibles pour l’instant“, précise le site. “Notre étude montre qu’on ne peut plus compter sur la barrière climatique et la barrière des courants marins pour prévenir l’arrivée d’espèces envahissantes en Antarctique“, ajoute le professeur Johnson, toujours cité par Techno Science (l’espèce est sans doute arrivé en s’incrustant, sans jeu de mots, sur des bateaux de recherche ou militaire). “Pour cette raison, il est important d’étudier rapidement la biodiversité de ce continent pour avoir le portrait le plus complet possible des espèces indigènes qui y vivent avant que des espèces exotiques s’y installent.

Dans le bunker, l’expression “heureux comme une moule en Antarctique” a déjà fait florès. Molly Malone, en revanche, a une fois de plus refusé de répondre à nos questions.

Sale temps pour l’ennui

On reste dans la mer et la flemme, avec ce jeu vidéo qui devrait vous aider à passer le temps.

Le but de NeMO Net ? Aider la NASA à cartographier le fond des mers, dont 10 % seulement nous est connu avec précision.

Téléchargez le programme et surfez donc sur les images de fonds marins, référencez les coraux, les roches et les reliefs, renvoyez le tout à l’agence américaine : c’est beau, c’est utile et ça détend. À condition de n’avoir rien de mieux à faire ce qui, justement, est le cas de beaucoup trop de monde, en ce moment.

Un jeu à télécharger sur nemonet.info.

Le virus aime la viande

Tyson est un sympathique groupe de transformation de viande aux États-Unis. La preuve : s’il refuse toujours de prendre en charge des congés maladies rémunérées pour ses employés, ceux atteints du COVID-19 peuvent bénéficier d’une aide pour “invalidité temporaire” et toucher jusqu’à 60 % de leur salaire si, malades, ils arrêtent de travailler.

C’est vraiment gentil de leur part car, avec 148 des 166 cas de coronanvirus recensés dans le comté de Columbus Junction dans l’Iowa (où son usine a finit par fermer le 6 avril), et déjà 5 morts parmi ses employés sur le territoire national, on serait tenté d’imaginer que toutes les précautions pour éviter la contamination de ses employés ne sont pas prises.

Alors qu’il n’y a rien là d’exceptionnel : par exemple, 293 des 730 personnes infectées dans le Dakota du Sud travaillent, elles, chez Smithfield, le plus grand producteur de porc des États-Unis. Ce dernier a d’ailleurs fermé son centre de Sioux Falls qui, à lui seul, produit rien moins que 5 % du porc consommé aux États-Unis.

La fermeture de ces véritables usines à protéines met véritablement en danger l’approvisionnement en viande des consommateurs, et l’équilibre économique des producteurs, Mike Pence a tenu à remercier personnellement les “héros” de l’industrie agro-alimentaire qui “continuent à nourrir nos compatriotes“.

Souvenirs de l’ancien monde

Merci à Vintage Everyday pour son best-of des vitres panoramiques de restaurants américains des années 50-60. Quelques images qui sentent bon la proximité, la convivialité, l’insouciance, l’air libre et l’arrogance de l’humanité quand elle croyait encore pouvoir dominer le monde. Voici nos préférées, mais découvrez-en deux bonnes dizaines, plus incroyables les unes que les autres, sur ce site dédié aux photos old-school.

Ou, plus actuel, apprenez avec We Demain à fabriquer vous-même un bar à balcon.

Hôtel Fairmont, San Francisco
Restaurant à Tucson, Arizona.
Hôtel International du Los Angeles International Jet Age Terminal
Le Terrace Lounge à San Francisco

Les temps changent, donc… L’être humain le comprendra-t-il ?