Une plante magique contre le changement climatique ?

Il y a quelques décennies en Afrique du Sud, on voulait faire de la place, raser toute végétation supposée inutile pour pouvoir profiter des terres et élever du bétail. Aujourd’hui, certains habitants souhaitent “repasser des terres marrons à des terres vertes” : c’est le cas de l’écologiste Anthony Mills et de son projet de plantation massive de pourpiers.

Pourpier élevage changement climatique

CC Bernard Dupont / Wikimedia Commons

 
Pourquoi le pourpier ? Parce que, comme toutes les plantes herbacées, elle permet de capturer le CO2… Mais, à l’inverse de beaucoup d’autres, elle est également une source de nourriture tout à fait appropriée au bétail et à l’élevage. Autrement dit, il est possible grâce à elle de poursuivre une activité économique sans pour autant liquider les puits de carbone offerts par la végétation.

Chèvres et moutons s’en délectent à tel point qu’elle est surnommée “l’arbre à bacon”. Les abeilles savent également l’apprécier et la butiner. Anthony Mills avance qu’avec son projet de plantation massive, ces pourpiers pourraient éliminer plus de 750 millions de tonnes de C02, l’équivalent de l’émission de carbone annuelle de l’Allemagne.

Certes, le pourpier ne s’épanouit que dans un environnement bien précis, chaud, sec et non sujet au gel, mais des équivalents semblent exister pour tout type de conditions climatiques —l’agave par exemple peut avoir la même efficacité dans le Nouveau-Mexique (une ambiance certes chaude et sèche, mais susceptible de connaître le gel), nous apprennent les Américains d’Ozzy, dont le reporter Nick Dall s’est déplacé au Cap pour faire mieux connaissance avec cette culture de l’avenir… Et du passé, puisque la plante est indigène de la région.

PostAp a vu l’avenir de la Terre : il est tout vert. Hélas, notre boule de cristal n’est pas assez précise pour nous permettre de vous dire si quelques homo sapiens y gambadent encore et toujours.