Quatre femmes, une biologiste, une psychologue, une géomètre et une anthropologue, forment la douzième expédition envoyée sur la zone X. Une zone en expansion à la frontière floue dont les onze premières ne sont pas revenues, ou alors pas intactes neurologiquement.

Annoncé comme le premier volet d’une trilogie, Annihilation ouvre un espace qui s’engouffre facilement dans l’imagination qu’elle dévore avec une facilité déconcertante. Cette zone X comporte des couleurs, des odeurs et des peurs. C’en est fou de projections internes pour le lecteur. On se laisse porter par les images, bien plus que par les compréhensions réelles d’une mécanique qui s’ourle de mensonges politiques, de manipulations générales ou personnelles, de faux-semblants et de désincarnation.

Entre un phare en bord de littoral et une tour enfouie au milieu d’une jungle, la zone X construit un monde mouvant mêlant la beauté et l’horreur. Aucune des quatre femmes envoyées là ne porte de prénoms, aucune ne s’apprécie d’ailleurs. La narratrice est la biologiste, mais elle aussi ne fait pas exception. Froide. Entraînée. Secrète. Loin des sentiments humains dont elle s’est déshabillée. Les réponses qu’elle cherche sont le seul point commun que l’on partage avec elle.
Mais hypnotisé.es, nous la suivons à la trace. En devinant peu de quoi il s’agit réellement. Et en voyant pourtant.
En voyant réellement fort.

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