Une histoire post-apocalyptique dans laquelle trainent des morts-vivants, des rebelles et des survivants. Jusque là rien de bien original pour le genre. C’est pourtant au sein de ce cadre usé que va progresser une histoire étrangement attachante et addictive.

Depuis vingt ans la terre est envahie par un champignon qui ronge le cerveau transformant les contaminés en zombie cannibales. Leur seul but est de dévorer les humains survivants, au mieux de les mordre pour les transformer eux-mêmes en machines affamées. Les rebelles quant à eux pillent à qui mieux mieux ce qui reste de ruines, transformant en charpie tout ce qui bouge sans faire la distinction entre congénères et zombies. On ne sait d’ailleurs pas lequel on préférerait croiser : le clan des redevenus sauvages ou celui des devenus morts-vivants.

Nous sommes en Angleterre, et au fond d’un bunker, Mélanie, petite fille douée d’une intelligence aiguë, attend avec impatience les jours de classe dispensée par sa prof préférée, Mlle Justineau. Cinq fois par semaine elle rejoint la salle de cours en compagnie d’autres enfants d’une dizaine d’années. Le reste du temps elle est enfermée dans une cellule. Quand on la sort de là c’est attachée sur un fauteuil roulant, totalement entravée. C’est sa vie, elle n’a connu que cela. Des militaires, des professeurs, des camarades ligotés comme elle, une soif de connaissance, des heures de solitude et de silence.

Jusqu’au jour où…

Parce que « le jour où », l’enfermement se transforme en fuite et un autre quotidien prend le pas. Ils seront quatre à partager une survie, et Mélanie rencontrera pour la première fois le ciel, les insectes, les fleurs, le vent. Mais elle comprendra aussi la nature des choses, des gens et d’elle-même.
Une fuite prenante, puissante, hantée, effrayante, qui aboutit sur une fin étonnante.
Entre poncifs maîtrisés et originalités touchantes M.R. Carey ne nous lâche pas l’intérêt et la psychologie brossée des quatre fuyards est une humanité entière à elle toute seule. Abstraction faite peut-être de Mlle Justineau, l’institutrice parfois assez exaspérante. Quoique l’humanité est aussi faite de gens exaspérants. Il n’y a pas de raisons que la fin de l’humanité en soit exonérée.

Celle qui a tous les Dons est le livre dont a été tiré le film The Last Girl de Colm McCarthy.

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