À la fois quête initiatique, roman fantastique, enquête non-policière et satire de la société, Stone Junction est l’exemple du livre qui en contient plusieurs en une seule histoire. Et est la preuve que le déjanté peut côtoyer l’ésotérique sans ressembler à un prospectus de secte.

Daniel, fils de père inconnu et de mère rebelle et attachante, a un destin peu commun. Déscolarisé, intelligent, avide de savoirs, il profite de l’enseignement d’une société secrète qui fricote fortement avec l’illégalité et une forme d’anarchisme organisé qui aurait des règles sans vouloir l’admettre. Une utopie discutable donc, mais aussi une poignée de personnages hauts en couleur par qui il va apprendre au fil de très nombreuses pages la méditation, le poker, le perçage de coffres, le forçage de serrure, le déguisement parfait et le pouvoir magique de disparition. Entre drogues et nature, relations fortes et déceptions, pensées et matière, il y a aussi le mystère de la mort de sa mère à éclaircir, fil d’Ariane au centre de tous ces épisodes différents..
On y rit, on s’irrite, on s’étonne et on se fait rouler là où on ne voulait pas aller. Là même où ne savait pas qu’on irait.
Cela commence comme un roman classique, cela termine dans un faîte du fantastique.

Paru pour la première fois en 1990, arrivé en France dix-huit ans plus tard, ce récit hippie et délirant n’a pas pris une ride. La nouvelle traduction (Super 8 éditions, 2017) aurait même tendance à lui faire peau neuve et à remettre en avant cet ovni intemporel et polymorphe.

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