La librairie

White Coffee – Sophie Loubière

Deuxième volet d’une trilogie annoncée, White Coffee renoue avec les personnages terriblement attachants et fichtrement humains de Desmond Blur le criminologue américain, et Lola Lombard la mère de famille française. Dans le précédent tome (intitulé Black Coffee ) ces deux-là avaient foulé la route 66 au rythme des pas d’un tueur en série, le premier sur les traces d’un passé dont il est survivant, la deuxième sur celles de son mari disparu quelques années auparavant.
Les voilà donc à l’exact moment où on les avait laissés, dans cet instant de l’après que l’on ne raconte jamais dans les romans, quand on pense que tout est terminé ou presque, quand une affaire se classe et que la vie qui se poursuit ne semble plus regarder le lecteur.

Et s’il est une chose que Sophie Loubière sait faire à merveille c’est distiller les ressorts psychologiques dans le Bécher du crime, saupoudrer le noir sur les aspects humains, fabriquer avec maîtrise des frontières ténues entre les genres. Si Black Coffee était un polar relevé avec une jolie goutte d’ontologie, White Coffee se révèle être son négatif, son yang, son pendant : une littérature plus blanche accompagnée d’une goutte de thriller. Sans oublier les pincées de mystères, d’amours et de rapports familiaux. Chez cette auteure l’air n’est jamais tout à fait pur, jamais tout à fait vicié non plus, on y respire tout à la fois, à plein poumons.

Cette fois Lola et Desmond dont on s’était fortement entichés avant même qu’ils le soient eux-mêmes, vivent à chaque bout de l’Atlantique : lui face à un bien étrange mystère sévissant à Chautauqua dans l’état de New-York, elle affrontant le retour en Lorraine d’un mari transformé par la vie quotidienne avec un assassin.
Lui et elle donc, avec au milieu l’océan, leurs coups de fil, leurs regards l’un sur l’autre… avec au milieu nous, suivant la balle du récit de droite à gauche, de surprises en empathies, de sourires en inquiétudes. Ce sont donc bien deux histoires différentes, voire trois ou quatre si l’on rajoute celle commune aux deux personnages, que nous offrent une écriture soignée et une construction au cordeau.

Nous voilà donc avertis, quand sortira le troisième et dernier volet nous saurons : quel que soit le goût du nectar choisi par Sophie Loubière, il a le pouvoir de se faire coucher tard. On nous l’a toujours dit, le café est addictif.

Sophie Loubière a été l’invitée du Postapcast #2, l’émission en podcast de Postap Magazine

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