Tout le monde sait que l’Intelligence Artificielle est stupide. C’est normal, puisqu’on la juge selon nos propres critères, qui ne sont absolument pas pertinents, au fond, pour un objet numérique.

C’est vrai, pensons-y : à quoi ça sert d’utiliser les cerveaux les plus brillants du genre humain, lequel est parvenu à conquérir la Terre, des toundras jusqu’aux déserts de sable comme de sel en passant par les forêts tropicales, à dompter les lions, les tigres, les ours et les chats les loups, à chasser la baleine, le requin et le rhinocéros, à écrire Les Fleurs du Mal, Hypérion et Guerre et Paix (entre autres…), et à modifier le climat d’une planète six millions trois cent soixante-et-onze mille fois plus grande que lui (d’après un rapide calcul de la rédaction), pour programmer une intelligence qui le dépasse et finalement demander à cette dernière de 1. nous aider à gagner plus d’argent 2. conduire des voitures 3. juger nos querelles de voisinages et 4. Décider à notre place de la formation de nos enfants ?

Pourquoi ? Parce que donner des ordres, c’est déjà chouette, mais donner des ordres stupides à quelqu’un de plus intelligent que nous, c’est carrément de la jouissance, comme on le sait.

Bref, cette petite digression pour nous féliciter d’un nouveau pas franchi dans la programmation de l’IA, à qui nous venons d’apprendre comment enfiler un T-shirt ou un gilet. On rigole, mais c’est une authentique prouesse de programmation : pensez aux nombreux mouvements hésitants, volontiers ridicules et parfois infructueux que vous faites chaque matin pour vous vêtir… Cela ne se programme pas sous le sabot d’un cheval.


 

En l’occurrence, nous explique la Technology Review, « Les chercheurs du Georgia Institute of Technology ont programmé un avatar humanoïde capable d’accomplir cette tâche quelle que soit la position de départ […] en récompensant l’IA lorsqu’elle arrivait à passer ses membres et sa tête par les bons trous et en la punissant lorsque le tissu se déchirait. […] La méthode : plutôt que lui enseigner comment accomplir son objectif, lui expliquer comment le diviser en de multiples sous-tâches comme saisir la face avant d’un T-shirt, passer la main par l’ouverture, enfiler la manche […] Chaque sous-tâche a nécessité des heures de simulation, mais la performance finale lui permet de s’adapter à de nombreuses variations d’habits. »

Ça n’a l’air de rien, mais sans ces efforts, le Terminator ne serait pas allé bien loin dans l’accomplissement de sa propre mission… S’habiller, ne l’oublions pas, faisant historiquement partie de ses plus hautes priorités :


 
Via Technology Review.

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